STEEVY BOULAY : « COMME UN ARBRE »


Côte cour ou côté jardin, le Manceau se nourrit de deux passions.

Que de chemin parcouru depuis Loft Story en 2001 !
Cette émission fait partie de ma vie. C’était un moment délicieux. J’assume tout mon parcours. La télé-réalité, c’est ma madeleine de Proust. C’est vrai que cet épisode m’a ouvert des portes, notamment pour devenir chroniqueur. Laurent Ruquier m’avait sollicité avant même la fin de l’émission et j’ai intégré sa bande en juin 2001.

En dépit de Paris, votre attachement pour Le Mans reste indéfectible ?
J’ai beaucoup vécu entre Le Mans et Paris mais j’ai toujours habité ici où j’ai mes repères. Comme un arbre, j’ai besoin de mes racines.

Pourquoi avoir accepter de parrainer Entre Cours et Jardins cette année ?
J’ai été très honoré quand la présidente Aileen Sharpe m’a sollicité. J’attends toujours cette manifestation avec impatience. J’adore avoir les mains dans la terre, je suis un paysan ! Chez moi, je préfère voir de belles plantes que de beaux meubles.

La main verte au point d’ouvrir une boutique ?
Je n’en avais pas vraiment besoin, mais mes amis m’ont réclamé de partager mon univers. J’ai une clientèle du quartier et des gens de passage. HautJardin, c’est une partie de mon jardin, le fruit de 20 ans de travail. J’ai planté bulbe après bulbe, buisson après buisson, arbre après arbre ! Comme le dicton de Saint-Exupéry : « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante ». Mon jardin est inestimable.

« Avec HautJardin, j’ai voulu partager mon univers »

Côté théâtre, on va vous découvrir dans une nouvelle pièce qui sera présentée au Mans le 15 novembre.
Je pars en tournée jusqu’en décembre 2025 pour Les Cabotines, avec Valérie Bègue et Daniel-Jean Colloredo notamment. Parmi la cinquantaine de dates, on fera étape au Mans. Comme il s’agit de l’une des premières, la pression monte déjà. Je préfère présenter une pièce rodée. L’action se déroule dans les loges de la Comédie-Française et je joue le rôle du baron Rodolphe de la Courtille.

Comment est née cette passion pour la dramaturgie ?
Je faisais déjà du théâtre au collège, à Ambroise-Paré et aux Mûriers. J’adore être sur les planches. Je traverserais le désert pour aller jouer. Au fil du temps, une vraie relation de confiance s’est instaurée avec les metteurs en scène et les producteurs.

Retrouvez ce sujet dans le numéro 25 de (septembre-octobre 2024)

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