Dans Phénix, les vibrations de la viole de gambe traversent les corps.
Ancien directeur du Centre chorégraphique national de Créteil, Mourad Merzouki a largement contribué, depuis trente ans, à faire entrer le hip-hop dans les théâtres. Et même aux Jeux Olympiques…
À Paris, en 2024, le metteur en scène de 52 ans a en effet signé la chorégraphie du ballet de l’équipe de France de natation artistique, la danse officielle des Jeux, portée par des dizaines de danseurs venus des cités.
Son adolescence dans la banlieue lyonnaise dans les années 70 est marquée par les arts martiaux, le cirque, et la boxe, puis la découverte du hip-hop.
Des genres qu’il a hybridés dans Boxe Boxe en 2010. Dans Pixel (2014), ce sont cette fois-ci les arts plastiques et le numérique qui se mêlent à la danse urbaine. Les mariages improbables se poursuivent avec Folia (2018), dans lequel Vivaldi fait résonner les corps.
« Faire dialoguer la musique baroque et les gestuelles du popping »
Avec Phénix, il poursuit cette démarche, en faisant dialoguer la musique baroque et les gestuelles du popping. Celui-ci se déploie sur des compositions électroniques (inspirées de Bach) de l’artiste lyonnais Arandel (Album In Bach, 2020).
Installée sur un coffre monté sur roulettes, la musicienne Alice Trocellier se déplace, avec sa viole de gambe au gré des métamorphoses de l’espace chorégraphique. Dans la pénombre émergent progressivement les silhouettes d’un quatuor de danseurs-acrobates : Maureen Brut-Coutté, Aymen Fikri, Hatim Laamarti et Romane Deprovins.
Les sonorités électroniques s’entrelacent aux variations baroques, enveloppant les corps qui déploient une danse à la fois fluide et puissante. Les tableaux s’enchaînent avec une grande maîtrise technique, révélant les saccades expressives du popping, la virtuosité au sol du break et de larges mouvements qui projettent les interprètes dans l’espace. Précise et efficace, cette écriture n’est pas sans évoquer l’art du mime.
Le phénix renaît en se parant d’un rouge flamboyant. Et Merzouki a définitivement fait entrer la danse de la rue au patrimoine culturel français.
La chorégraphe Mellina Boubetra réinvente les codes du hip-hop. INTRO Avec la Compagnie Etra, Mellina Boubetra transcende les chorégraphies du hip-hop. Dans sa première création, la chorégraphe tisse un trio en s’entourant de deux danseuses. « Pour cette première pièce, j’ai choisi des interprètes pouvant s’exprimer
Un fil rouge… Six hommes et femmes s'entourent le poignet, s'attachent et s'entravent jusqu'à une immense toile d’araignée du tableau final. Une fable danse et théâtre de Zutano BaZar et La Morsure à découvrir au Mans ce mardi 24 mars 2026.
Ce récit dansé est le spectacle le plus personnel de la danseuse étoile. Avec quarante ans de scène, la plus célèbre danseuse française a connu toutes les facettes du ballet et tous les plus grands chorégraphes, tel Maurice Béjart ou Rudolf Noureev. Celui-ci était son